Révision du règlement intérieur

Rapport n° 91448

Intervention de Andréa Kotarac – 19 décembre 2024

Le 19 décembre 2024, en Assemblée plénière du Conseil régional Auvergne – Rhône-Alpes, Andréa Kotarac (RN) dénonce l’étouffement de l’opposition par le Président Pannecoucke :

« Monsieur le Président,

ce n’est pas : « Allez-y ». On donne la parole au RN comme il se doit. Les coups d’État se vont rarement à midi d’ailleurs. Il est aujourd’hui minuit 11 et nous assistons à une énième modification du règlement intérieur, dans l’objectif est une fois de plus de réduire l’invisibilité de l’opposition et du Rassemblement national.
Les LR se sont incontestablement radicalisés à l’épreuve du pouvoir depuis 2015. Plus vos résultats aux élections sont faibles, plus vous vous macronisez et plus les conditions de travail avec vous deviennent compliquées. Depuis l’arrivée de Monsieur WAUQUIEZ a la tête de notre collectivité, sachez que l’expression de l’opposition dans le magazine régional a été divisée par deux, passant de 9 000 signes à 4500.
Alors que les élus régionaux envoient des cartes de vœux aux acteurs de la société dans toutes les Régions, c’est le cas chez nous, mais une condition a été posée à l’opposition : vos cartes de vœux de l’opposition porteront le nom, les citations ou l’effigie de Monsieur WAUQUIEZ. C’en est presque comique.
Aujourd’hui, obsédés à l’idée de faire disparaître des visioconférences, les drapeaux français ou les affiches de Jordan BARDELLA ou Marine LE PEN, vous souhaitez interdire les drapeaux et signes distinctifs, oubliez un coup dessus de votre tête, il y a deux drapeaux étrangers que vous avez vous-même placés, à juste titre peut-être, mais sans vote.
Votre volonté d’étouffer l’opposition est si forte que vos nouvelles règles sont violées en premier lieu par vous-même.
Enfin, sachez que partout en France, des élus arborent l’écharpe officielle de leurs collectivités régionales, là où vous l’interdisez ici pour invisibiliser les élus de la Région avant les élections municipales en nous menaçant même d’une peine d’emprisonnement, mais la comédie de cette mini-république bananière ne nous fait plus rire.
Car, la volonté d’étouffer l’opposition vous fait entrer dans l’illégalité. Je vous demanderai donc, de la manière la plus solennelle, de revenir sur cette décision d’interdiction. Car, vous en avez le pouvoir, le pouvoir de laisser vivre l’opposition, son expression, ses convictions, ses élus dans l’assemblée comme dans l’ensemble de nos territoires, de manière visible, aux côtés de nos concitoyens. C’est-à-dire ceux pour qui nous nous battons. Je vous remercie. »

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