Vœu présenté par Brice Bernard – 20 décembre 2024
EXPOSE DES MOTIFS :
Notre région subit les conséquences d’un État qui semble avoir abandonné les Français à leur sort.
En 2023, les défaillances d’entreprises ont augmenté de 38 %. Ferropem en Savoie, c’est 221 salariés sans emploi. À Pont-de-Claix, la fermeture de Vencorex menace des centaines d’emplois. Les existences de plusieurs entreprises en difficultés dans notre région ne tiennent plus que sur un fil. Derrière les chiffres, ce sont des milliers de vies bouleversées : des salariés sans emploi, des entrepreneurs découragés, et des familles inquiètes pour leur avenir.
Sur le plan de la sécurité, les tragédies s’accumulent : Thomas, poignardé à Crépol ; Nicolas, abattu à Valence ; Lilian Dejean, tué à Grenoble en portant secours. Ces événements, loin d’être des faits divers isolés, révèlent une montée inquiétante de la violence dans notre région comme partout en France. Ce sombre tableau est l’héritage de sept années de « macronisme ». Emmanuel Macron a imposé des politiques qui écrasent ceux qui travaillent tout en soutenant un système devenu trop généreux pour ceux qui en abusent et à qui l’on ne demande rien.
Quant aux Républicains, défenseurs de la « macronie », leur budget présenté par Michel Barnier n’offrait qu’une perspective encore plus sombre : des hausses d’impôts, exigeant toujours plus de sacrifices des Français. Pourtant, ce n’est qu’en servant véritablement le peuple que nous pourrons sortir par le haut de cette crise.
Nous demandons donc au gouvernement de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour écouter enfin ces Français négligés et agir concrètement pour eux. Sécuriser nos territoires, soutenir nos entreprises, nos agriculteurs et restaurer l’ordre républicain doivent être ses priorités. Et à ceux, comme Laurent Wauquiez, qui préfèrent manœuvrer dans l’ombre pour devenir l’homme providentiel des présidentielles de 2027, nous rappelons qu’il est temps d’agir ici et maintenant pour les Français, plutôt que de céder aux sirènes des ambitions personnelles.
VŒU :
Le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes demande au gouvernement d’agir pour nos entreprises et nos emplois en :
- Refusant de supprimer l’allégement des charges pour les entreprises dans le prochain budget,
- Protégeant à Bruxelles, la filière du nucléaire qui permet de garantir un prix de l’énergie abordable et décarbonée, et de préserver nos emplois régionaux dans la filière,
En poursuivant la baisse des impôts de production (CVAE).
Le 19 décembre 2024 en Assemblée plénière du Conseil régional Auvergne – Rhône-Alpes, Andréa Kotarac (RN) a dénoncé l’hypocrisie du vœu déposé par l’exécutif LR.
« Monsieur le Président, ce voeu est une mitraillette à fake news car les agriculteurs bénéficieront bien évidemment du GNR à taux réduit, comme c’est le cas depuis juillet 2024. Faut-il vous rappeler aussi que la hausse du GNR qui avait été négociée entre la FNSEA et Bruno LE MAIRE a été dénoncée par un seul parti, le Rassemblement National ?
Faut-il vous rappeler que le budget de M. BARNIER voulait couper les crédits agriculture de 13,5% en 2025, notamment dans les investissements d’avenir ? Faut-il vous rappeler que les Républicains soutiennent ardemment encore aujourd’hui, à l’heure où je parle, la Commission européenne qui souhaite imposer des traités de libre-échange à l’Europe et à la France, notamment le Mercosur, comme ils l’ont fait aussi avec le traité de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande qui noie nos agriculteurs et qui les font passer comme la variable d’ajustement ?
Par conséquent, je ne peux accepter ni l’analyse ni le diagnostic de votre vœu, car la situation des agriculteurs, c’est vous qui en êtes principalement responsables, et ce depuis de nombreuses années. »
Le 19 décembre 2024 en Assemblée plénière du Conseil régional Auvergne – Rhône-Alpes, Andréa Kotarac (RN) a dénoncé l’hypocrisie du PS lors de son dépôt de vœu.
« J’aime beaucoup dire que la forme, c’est le fond qui remonte à la surface, comme disait Victor Hugo. Sur la forme, pardon, mais un vœu s’adresse à l’État. Ce vœu devrait être recevable.
Par ailleurs, je partage le fond du vœu d’Émilie MARCHE mais je crois que c’est un vœu commun, et je me dis que l’autonomie des universités, c’était la droite, c’était Mme PECRESSE et que, derrière, le parti socialiste n’a pas fait grand-chose, Madame Najat VALLAUD-BELKACEM. Ce problème de la fuite des cerveaux, ce problème de la recherche, des chercheurs qui rendent leur médaille, cela ne date pas de Michel BARNIER mais de François HOLLANDE et plus encore de Mme PECRESSE.
Prenez chacun vos responsabilités, votons ce vœu et demandons à l’État qu’il agisse, peut-être même à M. WAUQUIEZ qui sera ministre d’agir pour la recherche. »